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Comment fonctionne Seedcase.

Une idée simple, une garantie mathématique.

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Une courbe de degré 2, pour un seuil de 3. Trois parts, n'importe lesquelles, suffisent à la retracer et à lire le secret en f(255). Avec deux seulement, une infinité de courbes restent possibles.

Le partage de clé secrète de Shamir.

En 1979, le cryptographe Adi Shamir a résolu un problème fondamental : diviser un secret en fragments dont aucun, pris seul, ne révèle rien, mais qui, en nombre suffisant, permettent de tout retrouver. Sa méthode repose sur l'interpolation polynomiale. Il suffit de réunir M fragments, n'importe lesquels, pour reconstituer l'original. En dessous de ce seuil, le secret reste hors de portée. Ce n'est pas de la chance, ce sont des mathématiques.

Seedcase s'appuie sur SLIP-39, un standard créé par SatoshiLabs et adopté par des wallets matériels comme Trezor. Chaque fragment prend la forme d'une liste de mots, que l'on peut recopier sur papier, graver sur métal ou conserver sur le support de son choix.

SLIP-39 est un standard public, audité et mis à l'épreuve depuis des années par les experts en sécurité.

Consulter la spécification SLIP-39

Le seuil, c'est vous qui le fixez.

Vous choisissez le nombre de fragments à créer, et combien d'entre eux seront nécessaires pour reconstituer la seed phrase. Toutes les combinaisons se valent sur le plan mathématique.

seed phraseSeedcaseSeedcaseseed phrase

Exemple d'un schéma 3 sur 5 : cinq fragments sont créés, trois suffisent à reconstituer la seed phrase.

2/3

Usage personnel

Trois fragments, deux suffisent. Simple et solide, pour dormir tranquille au quotidien.

3/5

Redondance familiale

Cinq fragments, trois suffisent. Répartis entre plusieurs lieux et personnes de confiance, ils supportent la perte de deux d'entre eux sans rien céder sur la sécurité.

5/7

Institutionnel

Sept fragments, cinq nécessaires. La redondance maximale, pour les patrimoines importants ou les accès partagés.

Un second verrou.

Au moment de créer vos fragments, vous pouvez protéger l'ensemble par un mot de passe. Celui qui réunirait assez de fragments pour reconstituer votre seed phrase n'obtiendrait rien sans ce mot de passe.

Nous ne conservons jamais ce mot de passe, il n'existe que là où vous l'avez gardé. Le seuil et le mot de passe sont deux protections indépendantes, en briser une ne fragilise pas l'autre.

verrou 2 · votre mot de passeverrou 1 · schéma M sur Nseed phrase

Répartissez les fragments en groupes.

Nous ne faisons pas confiance à tout le monde de la même façon. Votre conjoint, entièrement ? Vos frères et sœurs, un peu moins ? Un notaire, dans le cadre de son métier ? Chaque cercle devrait donc jouer un rôle différent dans la reconstitution de votre seed phrase.

Avec Seedcase, vous répartissez les fragments en groupes, chacun avec son propre seuil. Par exemple, dans la famille, deux fragments sur trois suffisent. Chez les professionnels, un sur deux. Mais il faut les deux groupes pour reconstituer la seed phrase : la famille n'y parvient pas sans un professionnel, ni un professionnel sans la famille.

seed phrasefamille2 sur 3conjointenfantfrèreinstitutionnel1 sur 2notaireavocat

Chaque fragment à sa place.

Papier, métal, ordinateur : choisir un support est la partie facile. Le vrai enjeu, c'est de décider où va chaque fragment et à qui vous le confiez. De cette répartition dépend la résistance de votre schéma à un incendie, à un cambriolage ou à un piratage. Quatre règles vous guident, quel que soit le seuil choisi.

Un lieu différent par fragment.

Si deux fragments partagent le même toit, votre schéma est plus fragile qu'il n'y paraît : un seul sinistre les détruit tous les deux. Domicile, coffre bancaire, maison d'un proche sont autant d'endroits qui ne disparaîtront pas le même jour.

Mélangez les types de confiance.

Répartissez vos fragments entre vous-même, vos proches et une institution. Chacun peut faire défaut, mais jamais pour la même raison : un accident vous immobilise, une brouille éloigne un frère, une étude notariale ferme ses portes.

Le bon support pour le bon rôle.

Le fragment que vous rangez pour des années, sans y toucher, gagne à être gravé sur métal : il résiste au feu comme à l'eau. Celui que vous ressortez régulièrement peut rester sur l'ordinateur dont vous vous servez déjà. Tous les fragments n'ont pas à affronter les mêmes risques.

Privilégiez les supports hors ligne.

Les fragments conservés sur un appareil relié à Internet sont les plus exposés. Gardez-les plutôt hors ligne : sur papier, sur métal ou sur un appareil qui ne se connecte jamais. Un pirate ne pourra ainsi jamais en réunir assez pour atteindre votre seuil.

Des dépositaires, pas seulement des supports.

Un fragment peut aussi être confié à quelqu'un. Déposé sous scellé chez un notaire, par exemple, il laisse une trace officielle et ne dépend d'aucune infrastructure numérique. Et seul, il ne sert à rien. Ce fragment ne devient nécessaire qu'à la reconstitution, sans que le notaire ait accès à vos fonds.

Vous savez maintenant comment ça marche. Passez à la pratique.